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Ghislaine Martin, fleuriste, entrepreneuse et formatrice à la SEPR

Portrait

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29/09/2016

Après un bac général, Ghislaine s’oriente vers un métier manuel, et obtient un Cap puis un BP fleur en 1998. Dans son souvenir, les années en formation ont été les plus belles, avec des shows floraux, des concours et des professeurs uniques.

Les diplômes en poche, elle est attendue par plusieurs boutiques. Pendant quelques années, Ghislaine cumule une expérience chez divers fleuristes lyonnais. Puis, elle se lance dans une aventure entrepreneuriale et crée son entreprise en 2006 à Mions, avec un succès fulgurant. Un an plus tard, Ghislaine prend sa première apprentie, puis, première employée.

Une belle entreprise, beaucoup de sacrifices mais une expérience épanouissante. A 37 ans, elle entreprend un brevet de maitrise sur 3 ans. Ce nouveau challenge est une épreuve difficile mais riche en expériences humaines et professionnelles.

C’est à cette époque qu’elle se voit proposer quelques heures de remplacement à la SEPR. Très vite séduite par ce nouveau métier, elle aime l’échange et la transmission ainsi que la liberté de création, sans les contraintes de rentabilité. Ghislaine décide de vendre son entreprise pour devenir formatrice.

« Dans la formation, on apprend en continue avec l’évolution du métier. Par exemple, cette année à l’examen, les jeunes ont dû travailler sur du plexiglass, une matière nouvelle en fleuristerie. C’est un métier où il ne faut pas avoir peur de nouvelles techniques, ni d’une perceuse, ni de travailler avec du siporex (béton cellulaire).
Quand on est formateur, on apporte aux jeunes, mais ils ne se rendent pas compte de tout ce qu’ils nous apportent.

Être fleuriste, c’est bien sûr pouvoir faire un métier artistique et travailler de jolies matières, mais c’est aussi un métier difficile, avec de  longues amplitudes horaires, y compris  le week-end et lors des fêtes, ce qui demande beaucoup d’implication.

Le métier a évolué. À l’époque les accessoires se résumaient aux perles et aux rubans. Aujourd’hui, on travaille le fer, le tissu, le plexi, le bois et même les câbles. C’est un challenge de tous les jours et un apprentissage permanent de nouvelles techniques ».

Ghislaine conseille aux jeunes de faire ce dont ils ont envie dans la vie et de se faire toujours plaisir dans leur travail.

Photographies (c) Léo Germain

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