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Nicolas Marchi, restaurateur de vélos anciens

Portrait

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16/01/2017

Issu d’une famille de bijoutiers italiens, Nicolas Marchi débute sa vie professionnelle dans ce domaine. Adepte du dessin et du bricolage, il s’inscrit en CAP bijouterie à la SEPR avec le projet d’ouvrir une bijouterie italienne à Lyon.

Une fois son diplôme en poche, une maladie oculaire met un frein à sa capacité de création et l’oblige à se reconvertir dans la vente de bijoux. Quatre ans plus tard, il change d’activité et suit une formation de commercial qui lui permettra de former le public sur les produits design. Pendant quelques années il travaille pour Sonepar, un distributeur mondial de matériel électrique, puis décide de tout arrêter pour changer de mode de vie.

C’est lorsqu’une ancienne collègue lui confie un vélo ancien à réparer, qu’il a un déclic. Nicolas s’aperçoit qu’il prend beaucoup de plaisir à utiliser des compétences de la bijouterie dans le domaine du vélo. Pendant un an, il restaure ainsi plusieurs vélos, avant d’être pris sous l’aile d’un ancien mécanicien du Tour de France possédant une boutique à Tassin la Demi-Lune. Ce dernier le sensibilise à l’histoire du vélo et le pousse à s’inscrire à la SEPR afin de valider ses compétences. Nicolas obtient son CQP en 2014.

A l’issue d’une formation de 7 mois, il ouvre une première boutique dans le centre de Lyon, CyclesMarchi, et crée un blog qui lui permet d’entretenir un réseau. Spécialisée dans les vélos anciens, il n’en vend pas sauf s’il l’a créé sur mesure. Il ouvre une deuxième boutique à Grenoble l’année suivante. Cette dernière a un positionnement différent puisqu’elle vend principalement des vélos neufs.

En 2016, à l’occasion d’une campagne Google, il crée des liens avec l’équipe et est invité à Paris pour être élu ambassadeur Google 2016 auprès des petites entreprises.

Dans le but de faire de la publicité pour sa boutique, il a aussi monté une équipe de vélo qui participe à des courses et des voyages cyclistes. Ils ont acquis une connotation trouble-fête dans le milieu et participent principalement pour s’amuser, un bon coup de pub pour CycleMarchi.

Nicolas souhaite rester à Lyon car il s’intéresse énormément aux collections et aux pièces rares et qu’il est le seul professionnel dans ce domaine à posséder les compétences et les outils nécessaires aux vieux vélos. Il aime la proximité qu’il entretient avec les gens. Son domaine étant si particulier, il n’a d’ailleurs pas de réelle concurrence.

« Idéalement, j’aimerais aménager en haut (de la boutique) pour faire mon atelier perso et ne travailler que sur du vélo de collection rare ».

Au printemps, il a le projet d’ouvrir un nouveau magasin pour son frère, Julien Marchi, qui passe actuellement son CQP à la SEPR, et il est en train de tourner un film sur le vélo à Lyon : Brooklyon.

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