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Olivier Gontard, joaillier et Meilleur Ouvrier de France

Portrait

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11/10/2016

Élevé dans un milieu où l’art était omniprésent, Olivier Gontard découvre le métier grâce aux créations du bijoutier de son père.

A l’époque, il le reconnait, il n’était pas fait pour le cursus scolaire classique. Mais arrivé à la SEPR en 1971, il se découvre une passion pour la bijouterie et réussit brillamment son apprentissage. Ayant obtenu son CAP bijoutier en 1974, il décide de s’installer à son compte, mais revend rapidement son magasin considérant qu’il était encore trop jeune. Les trois années suivantes, il les passera à se former chez différents bijoutiers avant de retenter l’expérience, cette fois-ci avec succès.

Olivier considère que la bijouterie est un métier qui a énormément changé, notamment avec l’arrivée de l’informatique. Selon lui, il est indispensable de maitriser les nouvelles techniques mais aussi de montrer de la curiosité pour les anciennes afin qu’elles ne soient pas oubliées.

Cette curiosité, il en est le fervent défenseur et cela se traduit par une formation complémentaire en CAP joaillerie qu’il obtient en 1981. En 2000, il s’inscrit au concours de Meilleur Ouvrier de France et le remporte après 2 ans de préparation minutieuse. Pour lui, il s’agissait d’une étape à franchir qui demandait du courage et beaucoup de travail. Il présente au concours une statuette de geisha en or et pavée de diamants.

Considérant que l’apprentissage a été pour lui une formidable opportunité, il était pendant quelques années, formateur à la SEPR. Selon lui, « L’apprentissage c’est le plus important, un apprentissage bien fait est une vie de travail bien faite, si on fait mal son apprentissage on en souffre toute sa vie"

Pour Olivier Gontard, le meilleur souvenir qu’il garde de la SEPR est le jour où il a reçu son CAP. Quant aux mauvais, il est de ces personnes qui ressentent la nécessité d’aller de l’avant et de regarder vers l’avenir. Le passé est un élément dont il tient compte, mais qui ne doit pas l’empêcher d’avancer. Cette conviction, il l’entretient malgré les coups durs inhérents au métier de bijoutier.

Photographies (c) Oliver Wittkowski

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