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Sylvain Batisse, professeur en enseigne

Portrait

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20/02/2017

Sylvain découvre le métier d’enseigniste lors d’un job d’été à Clermont-Ferrand. La formation étant dispensée dans seulement deux écoles en France à l’époque, il commence un CAP Enseigne à l’Ecole de Lorient et l’obtient en 1996, puis travaille aux quatre coins de la France (Bas-Rhin, Loire-Atlantique, Puy-de-Dôme).

En 2006, Sylvain intègre la SEPR en tant que formateur à temps partiel, gardant le pied dans l’activité professionnelle. Le nouveau métier lui demande beaucoup d’investissement et le retour en entreprise permet d’alterner les activités. Le professeur principal de l’enseigne partant à la retraite, Sylvain décide de prendre le relais et participe par la suite au lancement du diplôme de Bac pro.

Le métier de formateur peut être très gratifiant. Récemment, Sylvain a retrouvé un ancien élève ayant eu des difficultés scolaires : aujourd’hui c’est un professionnel mature qui s'épanouit dans son métier. Sylvain maintient d’ailleurs le lien avec beaucoup de ses anciens élèves.

Sa plus mauvaise expérience en tant que formateur, est liée à une classe peu mature, hétérogène et avec beaucoup de difficultés, où le plaisir de transmettre était supplanté par le besoin de faire de la discipline en permanence. Malgré ces quelques déboires du métier, « si c’était à refaire, je le ferai à nouveau », témoigne Sylvain.

Selon lui, le métier d’enseigniste consiste à apporter à chaque commerce une solution de signalétique et d’enseigne adaptée aux besoins des clients, en tenant compte des nouvelles technologies et des nouveaux matériaux. Si dans le passé le travail était plutôt manuel, aujourd’hui, les machines prennent toute leur place. 

Une enseigne efficace génère jusqu’à 40% du chiffre d’affaires, ce que tous les commerçants ne prennent pas en compte. Un enseigniste doit avoir à la fois des compétences graphiques pour concevoir l'enseigne et un savoir-faire technique pour la fabriquer. Il doit également proposer un conseil adapté au métier du client. Sylvain se souvient d'un pharmacien qui souhaitait une enseigne « Farmacie » dont la première lettre serait calligraphiée et qui avait reçu de nombreux courriers des clients mécontents de ce qu'ils considéraient comme une faute d’orthographe. Comme autre exemple, l’enseigne d’une boulangerie écrite en vieux français permet d'évoquer un  métier qui se veut issu de la transmission d’un savoir-faire ancien.

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